à écouter :

 

Séverine Daucourt est poète. 

 

Séverine Daucourt écrit beaucoup, avec intensité, et dans une langue acérée, crue et sonore. 

 

Elle a publié fin 2020 son cinquième livre, un manifeste du « drame féminin » puisant dans le biographique autant que dans le politique, le très remarqué « Transparaître », aux Éditions Lanskine, sélection finale du Prix Apollinaire 2019, dont Guillaume Lecaplain dira, dans le journal Libération :

« C’est un peu le King Kong Théorie version poésie. Transparaître, de Séverine Daucourt, exprime la même rage, le même féminisme, exorcise (à peu près) les mêmes histoires que le brillant manifeste de Virginie Despentes ».

 

Séverine Daucourt chante aussi. Depuis toujours. Et depuis toujours propose des versions scéniques de ses textes, où performance, lecture et chanson s’entrecroisent, sa voix résonnant de la même intensité que ses mots, la même lancinance, la même incandescence. 

 

Début 2022, paraîtra « Transparaître (encore) », objet hybride, féministe, littéraire et musical, à la frontière de la pop la plus minimale et du spoken word, mais aussi manifeste poétique, politique et sociologique du plaisir, de la douleur et de la violence archaïque d’être femme. D’être femme et de vieillir, d’être femme et de désirer, d’être femme et d’être libre. 

La réalisation de cet album concept a été confiée à Armelle Pioline (Holden, SuperBravo) et Michel Peteau (Cheval Fou, SuperBravo), qui ont mis leur talent au service des mots et de la voix de Séverine Daucourt, en composant et arrangeant un album aux incursions multiples et décomplexées, allant de l’électro artisanale au minimalisme le plus éthéré. On pense à Brigitte Fontaine, on pense aussi à Laurie Anderson. 

 

Déjà remarqué avant même sa sortie, sa version scénique, mise en scène par Patrick Verschueren à La Factorie (27), est programmée en avant-première à l’Opéra de Lyon le 15 novembre dans la Carte blanche de Bertrand Belin et Agnès Gayraud (La Féline), et le 22 novembre à Paris au Hasard Ludique, dans l’édition 2021 du Festival Les femmes s’en mêlent.

 

Avec cet album résolument atypique, Séverine Daucourt apporte aux mots des femmes une nouvelle voix, dont l'apparente douceur masque à peine la colère froide, et l’envie d’en découdre.

 

Album « Transparaître (encore) » //

Feat. Armelle Pioline et Michel Peteau