transparaître, Lanskine, collection Paris2019

ISBN 979-10-90491-86-1

EAN 9791090491861

15 euros

 

(…) Le livre garde jusqu’au bout sa ligne narrative, sa force énonciative : pas de justification, aucune explication, pas de bavardage savant sur le Désir, le Corps ou la Jouissance, mais une réserve de mots tenus en laisse, une écriture osée, dosée, frontale et maîtrisée, qui fait tout le prix de l’entreprise et de ce texte un véritable OVNI.

(…) Le miracle s’accomplit puisque lecteur nous sommes lecteur nous resterons, destinataire élus, à la fois titillés, provoqués par l’ardeur du récit mais scrupuleusement protégés par sa poésie intime et sensitive ; témoins jaloux de l’invisible de notre condition. Cette place providentielle qui nous est réservée fait de transparaître un texte sans limites, un beau, un très grand livre d’un genre indéfini, requalifié, comme un ultime défi, en « poème politique ».

 

Didier Cahen, Poezibao, février 2019

(…) Ce livre est une ode terrible au drame porté par le féminin. Il est déshabillé, mettant en place les grands acteurs de la tragédie sans pour autant les confondre complètement. Il se dispense des afféteries habituelles du milieu et du genre.

(...)

C’est une poésie politique dans le beau sens du terme et Séverine Daucourt est une poète engagée dans le cycle de la vie.

 

Paul de Brancion, Remue.net, février 2019

C’est un peu King Kong Théorie version poésie. Transparaître, de Séverine Daucourt, exprime la même rage, le même féminisme, exorcise (à peu près) les mêmes histoires que le brillant manifeste de Virginie Despentes.

(...)

Par son féminisme, le livre de Daucourt est politique bien sûr mais il est aussi le journal - désarmant de franchise - du corps d’une femme.

Guillaume Lecaplain, Libération, 4 mars 2019

Dégelle, La Lettre Volée, collection Poiesis, Bruxelles, octobre 2017

ISBN : 978-2873174941

18 euros

Ce travail cherche et touche le corps de la langue, la relation la plus étroite qu’il se puisse (et donc jamais immédiate, toujours articulée, mais ici avec une force rare, et parfois merveilleusement), à un corps subjectif et à l’expérience qui en est faite.

François Lallier

Séverine Daucourt-Fridriksson exige ce qu’elle sait intelligible des vertus de la langue en poème et elle s’ouvre ainsi à la surprise d’être à son tour portée par les effets qu’offre le risque pris de creuser jusqu’aux limites de l’écriture, effets de découvertes liées au pouvoir salvateur de signifiants qui bouleversent, voire renversent, l’ordre et la marche du monde : Eurydice précède Orphée, qui ne se retourne(ra) pas. Un renversement métaphorique certes, mais qui permet de dépasser les représentations d’un réel sur-présent, de saisir les enjeux incarnés dont personne ne peut ou ne sait se déprendre, se défaire, à commencer par soi.

Yves Boudier 

Salerni, La Lettre Volée, collection Poeisis, Bruxelles, 2009

ISBN : 2873173297

EAN : 978-2873173296

14,80 euros

Oursins et moineaux, Sjon, traduction de l'islandais par Séverine Daucourt-Fridriksson, Lanskine, collection Ailleurs est aujourd'hui, mai 2017

ISBN : 1090491441

EAN : 979-1090491441

12 euros

(...) Rien à voir avec cet érotisme qui abonde dans la littérature d’aujourd’hui, érotisme désenchanté, violent, vulgaire, grossier et répulsif, non, il y a dans cette poésie un érotisme du dénuement verbal, « parfois l’abîme se dénude s’éblouit ». La présence du corps et du sexe ne sont d’aucune obligation pour qu’Eros soit réveillé d’entre les dieux morts, car il se pourrait que l’érotisme selon Séverine Daucourt-Fridriksson, ce soit lutter contre « la condamnation à vivre », par subjugation. 
 
Jean-Pascal Dubost, Poezibao, 4 mars 2011

 

(...)

Séverine Daucourt-Fridriksson avance en douceur. Elle s’immisce dans « une galaxie intime dévorée » en y gravant des fragments lumineux. En se servant des mots (choisis, polis, assemblés à la fois pour leur sonorité, leur sens, leur physique) comme autant d’outils capables de travailler la langue.

« un mot phare au bout de la langue clignote et tous les autres mots assaillant par tous ses bouts la langue ».

Sa façon de lier corps, langue et terre et, par extension, de s’y perdre tout en jouant à s’y retrouver est souvent empreinte d’une malice proche d’une bonne humeur qu’elle nous transmet. Sans pour autant annihiler une douleur que l’on sent en embuscade. 

Sa force est de ne jamais en rajouter. Elle réussit ainsi à contenir son texte tout en ouvrant des vannes sensitives propices au grand débordement.

(...)

Salerni, ce sont à peine soixante pages pour découvrir une voix peu commune. Une voix claire, dérangeante, tranchante. Il n’y a pas à hésiter une seconde : la rencontre, étonnante, est bel et bien au rendez-vous.


Jacques Josse, remue.net, décembre 2009

 

 

Salerni est des cinq séquences de ce recueil bref mais intense, pour ne pas dire radio-actif, dans sa dimension aphoristique prévalente : « jusqu’où faudra-t-il se dénuder ? dire que j’ai été si heureuse d’être découverte » côtoie « m’inventer (art de vivre) une âme digne d’être rendue » c’est dire que l’aspect « notes de carnets » est vite dépassé pour entendre une réflexion sur la langue et la poésie, les pouvoirs de leur impouvoir, active passivité de leur éros, au moyen d’une disposition qu’aèrent le blanc et une ponctuation sui generis.

 

Ronald Kapla, La lettre de la Magdelaine, septembre 2009

A trois sur le qui-vive, La Lettre Volée, collection Poiesis, Bruxelles, 2013

ISBN : 2873173904

EAN : 978-2873173906

16 euros

Entre. La peau le jour, le joui le chant, l’éclaircie contenue et le sexe gant retourné du saisir. Une vie pensée, inquiète de ne pas se fuir elle-même, attachée au souci de l’intime pour « à la ligne se refonder ». Voici un livre tranché et composé, qui met en pages –plus qu’en scène- les pulsions converties par l’écriture des manières de faire langue, dans le flux d’une prose séquencée, d’un resserrement sur le poème et les ponctuations constellées du silence. Comment « remonter de la mort », atteindre encore la vie (de) la langue et cautériser « la plaie autobiographique » si, pour signer l’acquiescement aux chairs humaines et aux herbes foulées, la peur lucide de s’effacer entre domine ? Le poète parie sur l’hypothèse du triple, dépasse l’espace duel ouvert du manque et cadre l’action vitale au cœur du vide incomblé que les respirations du corps et de la mort « réversible » quotidiennement disposent, « imprévuvisibles », mais friables car les « mots [qui] ont le sens qu’ils sont ».

 

Yves Boudier, CCP n°28, novembre 2014

 

 

"On croyait tout connaître et de la vie et de la poésie... Et puis, variations de l'intime avec arabesques et soupirs, A trois sur le qui-vive, de Séverine Daucourt-Fridrikson (née en 1970), fait le pari d'une langue qui réenchante le sexe."

 

Didier Cahen, Le monde des livres, 22 mars 2013.

 

 

« [R]ester dans le / bon ordre des intervalles comme en musique en soi-même » ; afin de donner à entendre le sens par-delà l’impact des vocables sur l’ouïe intérieure, l’auteure conjugue des intervalles, faisant de chaque page une partition qui trouve dans le signe typographique et le blanc (et, mais dans une moindre mesure, l’italique) les ressources nécessaires pour que la lumière de notre humanité surgisse du fond de la page, puisque c’est nous qui la modelons, à mesure que nous sommes en prise avec le mystère du vivant, faisant l’élocution de notre ipséité, lisant. À mesure que nous sommes en prise avec le mystère d’À trois sur le qui vive. « [Q]uelque chose      tu sens s’insinue / dans     l’entre / pour        sentineller sur l’étendue [...] ».

 

Matthieu Gosztola, Sitaudis, 10 mai 2013

 

L'Ile écriteJacques Brémond,‎ Remoulins-sur Gardon, 2004

ISBN : 2915519048,

EAN : 978-2915519044

 

Prix Ilarie Voronca 2004